Mais tu vas la fermer oui ?

Mais tu vas la fermer oui ?

Espoir invaincu. Doute insaisissable. Crainte ambigue. Envie intolérable.
Autant de mots qui décrivent ce que je ressens à cet instant. La solitude bornée qui m'invite, m'ouvre les bras afin que je m'allie à jamais avec elle.
Voilà le sentiment qui m'habite désormais. Et peut-être pour toute ma vie, qui sait.
Oh, je dois être une des leurs. Une de ceux qui voient la mort comme un doux matelas de plumes qui nous soulagerait du poids des sentiments trop pénibles d'un adolescent.
Et pourtant, je ne m'y résouds pas. La corde, le rasoir ou la ceinture à la main, je me dis que ma présence saugrenue en ce monde si beau n'est pas une erreur. Juste un manque de logique. Et il m'en manque énormément. Alors, perpétuons cet évènement, rendons-le plus grand et arrangeons-en les finitions. Que sa présence soit juste désillusoire.
Oui, je ne veux représenter qu'un mot. Un mot seul. Désillusion. Que ce soit pour trois ou cent personnes, je veux qu'il soit mon nom.
Alors, allons-y. Lançons-nous dans cette rivière froide et rafraîchissante, tumultueuse et mouvementée qu'est la vie d'un homme. Ou d'une femme.
Poursuivons ce but, phare d'un bonheur mythique, pour lequel nous sommes prêts à dépasser Ulysse et ses épopées légendaires.
Peur brisée. Bonheur prochain. Soupçons volatilisés. Trouble soudain.
Et je souris.








# Posté le mercredi 26 novembre 2008 06:07

Modifié le mardi 11 août 2009 14:02

Il suffirait d'une fois, une petite fois de rien du tout, comme avec les pistolets en plastique.

Il suffirait d'une fois, une petite fois de rien du tout, comme avec les pistolets en plastique.
' ' Y a rien dans ma vie, jamais rien qui se passe, pas un truc qui fait que j'ai la bonne humeur dès le matin, je rencontre que des cons, dans une vie de con, que des mecs qu'en peuvent plus, qui te reluquent le cul comme des bêtes furieuses.
J'en ai marre, rien dans ma vie est intéressant.
Je voudrais vivre des trucs IN-TE-RES-SANTS, à cent à l'heure, que ça me brûle, mais ça me brûle pas, y a rien qui chauffe, qui pique, qui titille l'esprit.
Je vois bien à la télévision, dans les livres, les films et tout, quand ça bouge dans tous les sens, qu'ils vivent des trucs à en pleurer, moi je pleure pas, jamais, y a rien qui me fait pleurer, c'est normal, je connais personne, pas de problèmes, de ce côté là je suis pas emmerdée, y a personne que j'aime et qui m'aime, alors je suis tranquille, tranquille, trop tranquille peut-être, mais tranquille !
J'aimerais faire autre chose que ce que je fais, tu vois autre chose.
Etre quelqu'un d'autre, plutôt tout le contraire même, grande, brune, avec des seins et un cul comme ça... et des yeux et une bouche, qui, une vraie bouche avec des vrais yeux, et des cheveux, oh oui ça, j'adorerais, épais et tout, ah la rigolade, et puis vivre autre part, parler une autre langue, avoir une autre religion, d'autres habits, d'autres parents, une autre famille, avec un petit foyer et une voiture, enfin la totale, quoi !
Je voudrais changer. ' '


Xavier Durringer, Chroniques







# Posté le jeudi 08 janvier 2009 15:22

Modifié le mardi 11 août 2009 14:03

Et je m'enfonce dans ce vert sombre qu'est en train de devenir mon enfer. Ces fougères tourbillonantes, ces chênes démesurément feuillus, ces sentiers à l'odeur de sanglier et autres terreurs m'épouvantent.
Et je me perds. Mes sens ne m'indiquent qu'une trajectoire impossible. La seule pourtant qui peut me permettre de m'y retrouver dans cet univers où l'humain n'est que dérision. Le haut. Monter rejoindre presque déesses qui narguent le malheureux perdu du haut de leurs troncs massifs.
Et je m'effondre. Faudra-t-il donc que j'use de ce talent que j'ai toujours haï pour me préserver d'une situation plus que mortelle ? Quelle ironie tout de même, que d'être contraint par une passion d'user d'une phobie. Même si c'est bien pire que ça.
Et je me redresse. Tant qu'à le faire, ne passons pas plus de temps à geindre qu'à agir. Cet instant était inévitable. Ma vie ne pouvait continuer dans cette athmosphère simple et joyeuse. Voire heureuse. Débarassons-nous de ce fardeau tant que le courage coule en moi. Car ça ne durera pas. Je ne me connais que trop bien.
Et je m'agite. Cette énergie si particulière que je contrôle tant bien que mal me fournit la force du lion alliée à l'agilité du singe et à l'intelligence humaine. Je suis un monstre. Un monstre des arbres.
Et je grimpe. Si vite que le vent agite déjà mes longs cheveux. Et chaque parcelle de mon corps. Mais la vitesse n'est pas assez grande à mon goût. Je veux abréger ce moment tout en profitant de la force qui coule dans mes veine. Une dernière fois.
Et je poursuis. Ma course en hauteur ne m'épuise pas. Résultat d'entraînements que je croyais oubliés. Mes bras et mes jambes m'emmènent toujours plus haut, au-dessus des clairières et des sentiers entremêlés.
Et je m'arrête. Le souffle coupé. Non pas par ma prodigieuse ascension mais par mon improbable situation. Noyée parmis des feuilles, des branches et des troncs, ma cime est un ridicule radeau auquel un naufragé s'accroche désespérément en guettant la terre ferme ou un quelconque navire. Un sentier principal. Mais rien ne vient. Mais rien ne va.
Et ce fut le début de la fin.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 23:47

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 12:01

Non c'est pas moi, c'est mon chien.

On change !? Ok.
J'ai changé !? Ok.



M'enfin, tout est relatif ! :)




Non c'est pas moi, c'est mon chien.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 05:54

Modifié le lundi 06 avril 2009 15:50

Ca sert à rien de toute façon de parler.

Ca sert à rien de toute façon de parler.
' '
Elle - Tu peux m'embrasser ?
Lui - Ca sert à rien qu'on commence quelque chose comme ça.. puisqu'il faudra s'arrêter à un moment ou à un autre.
Elle - Je comprends pas.
Lui - Tu comprends pas, je t'explique, un jour ou l'autre, l'un ou l'autre quittera l'autre pour recommencer la même chose avec quelqu'un d'autre et ainsi de suite, je suis désolé mais je préfère pas, j'aime pas ainsi de suite, j'aime pas me répéter, répéter à chaque fois la même chose avec quelqu'un de différent, avoir à raconter ma vie, te présenter à mes amis, tu vas me présenter les tiens, puis la famille, tu vas me présenter tes parents, je vais te présenter les miens, et voilà.
Après on va s'apprivoiser, ça va prendre du temps pour se connaître, un peu et voilà, une fois qu'on en sera arrivé là, qu'est-ce qu'on va faire une fois qu'on se connaîtra vraiment, et qu'on aura fait le tour, on va essayer de reprendre chacun des îlots de tranquillité, on va s'engueuler un peu et de plus en plus fort jusq'à se manquer de respect, on va se dire "va te faire foutre" ou "va te faire enculer", on va parler de sexe et de pognon, on sera déjà tellement loin qu'on saura pas comment faire pour revenir en arrière, tu vois ?
Un jour je vais te dire "Je t'aime" et tu vas éclater de rire.
Alors je préfère pas commencer quelque chose avec toi.
Je suis désolé, je t'embrasse pas, c'est trop grave comme truc.

Elle - Non mais tu sais on peut s'embrasser juste comme ça, sans importance, juste parce qu'on en a envie sans penser plus loin que ça...
Sans conséquences, quoi..

Lui - Tu vois, ça commence. On n'est pas d'accord, pour toi ça n'a pas d'importance, ça me rend triste.. C'est genre comme ça quoi, on s'en fout, on fait ça comme ça. Ca n'a aucun sens alors, doublement clair qu'il faut pas qu'on s'embrasse a posteriori..
Elle - A posteriori ?
Lui - Oui, à posteriori.
Elle - Putain, ce que t'es fatiguant ! Pourquoi il faut toujours que je tombe sur des mecs compliqués ?
Lui - Pose-toi la question !
Elle - Je fais peur ou quoi ? Je te fais peur ? T'as peur de quoi ?
Lui - J'ai pas peur, je suis pas prêt, c'est tout. C'est une question d'incarnation.
Elle - Au revoir.
Lui - Attends, attends un peu que je t'explique..
Elle - C'est pas la peine.
Lui - Je me sens pas prêt de t'avoir dans la tête matin, midi et soir. Je suis pas prêt pour tout faire en fonction de toi, je suis pas prêt, c'est tout.
Elle - Et moi je suis pas prête de t'attendre, comme ça c'est bien, non ?
Lui - Ben voilà.
Elle - Ouais, c'est con, non ?
Lui - Ouais c'est con, mais je peux pas faire autrement, je suis désolé.
Elle - Pas tant que moi. ' '

Xavier Durringer, Chroniques

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 20:58

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 16:19